mardi 30 mai 2017

Retour sur La Ranvillaise !

Etre raisonnable :

En septembre, j’ai emménagé à Lille pour mes études. Il n’y avait pas de grandes possibilités d’endroits où il était agréable de courir alors, je faisais souvent la même boucle. J’ai commencé l’année universitaire à courir deux fois par semaine avec, une sortie de 7km et l’autre de 5km. Et puis, j’ai vu une affiche dans le hall de mon campus : il y avait une équipe de volley. Bon, j’étais face à une situation de crise. J’ai essayé de passer vite devant sans que les informations ne me montent trop au cerveau mais, c’était trop tard. Je fantasmais déjà à l’idée d’avoir un ballon dans mes mains.
Comme c’était une idée à la con, je n'ai rien dit à personne et j’ai  troqué mon short léger de runneuse pour un panzeri !
L’entraînement s’est bien passé, les sensations étaient bonnes et je restais raisonnable. J’ai donc commencé un nouveau rythme : 1h30 de volley le lundi et un run de 6-7km en fin de semaine. J’étais au top psychologiquement et physiquement. N’étant pas quelqu’un de raisonnable, je me suis inscrite au championnat inter-universitaire. Bon, au final je me suis luxée le petit doigt à l’échauffement. La blague, j’étais folle de louper ce moment pour un petit doigt ! Je vous épargne la deuxième blessure au genou qui a suivi à Amsterdam sinon, nous n'allons jamais arriver à La Ranvillaise ! 
Morale de l'histoire, il faut se contenter de peu pour pouvoir, au moins profiter de ce peu !





LA MOTIVATION
         
Après le feu vert du chirurgien fin avril, je recommence à courir tranquillement avec, en alternance deux séances de kiné par semaine pour me remuscler. Je ne suis pas encore totalement remise pour me permettre de commencer le fractionné et cela se ressent sur ma faible évolution. Pour ne pas me démotiver, je m’inscris à La Ranvillaise. Une course de 5km qui ne m’inquiète pas plus que ça puisque, je les fais aisément à l’entrainement. GRAVE ERREUR ! 

Je me pointe comme une fleur le jour J avec mes lunettes roses et mon sourire de fille assurée ! J'étais prête à me faire une petite balade de 5km. Comme je suis bavarde, j'interroge une ranvillaise sur la boucle et là, le doute s'empare de moi... Il y a une côte avant le 3ème kilomètre. Super. Génial. Au top. J'peux pô. 

Bon, j'ai de la fierté alors je me lance quand même. Vitesse escargot. Parce que oui, tant que je n'aurais pas vu cette fameuse côte je me mé-na-ge. Je suis donc en position de voiture balais et je flippe. Arrivée en bas de la côte, je la reconnais pour l'avoir prise un bon nombre de fois en voiture, je m'élance (le choix du verbe n'est peut être pas judicieux) en regardant mes pieds. Petit à petit, je double quelques personnes ayant décidées de la monter en marchant. Cela devient un véritable duel entre mon mental et cette maudite côte. Done ! C'est fait, elle est derrière et moi, je cours encore. Comme quoi. Arrivée en haut (j'ai l'impression de parler d'un sommet de montagne), un mec m'encourage et put*** ça fait du bien !
La course se poursuit, mon visage vire au cramoisi, mes bras pendent un peu lamentablement mais je m'en fous ! Je suis heureuse d'être là et de me prouver que je peux le faire.



A 4,5km - c'est cadeau ! 



Ligne d'arrivée franchie à 35min ! Et oui, ça prend du temps quand on n'est pas entrainé mais comme on me l'a si bien dit le principal, c'est de terminer.









Pour l'ensemble des photos : tous droits réservés à charlottefoisplus.







1 commentaire:

  1. Bravo tu as réussi à te surpasser grâce au mental, et ça c'est la plus grande fierté du sportif ! Mention spéciale pour la "position de voiture balais" qui m'a bien fait rire.
    En plus, je vais me coucher moins bête ce soir grâce à l'apprentissage du mot "panzeri"... :D Ça c'est de l'article efficace !

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